Course à l’innovation : des détails sur les ETF Ethereum au comptant avant leur lancement

La course aux ETF Ethereum au comptant a été lancée suite à l’approbation officielle de la SEC à la fin mai dernier. Les gestionnaires s’efforcent désormais de faire valider leurs formulaires S-1, qui détaillent le fonctionnement de ces fonds négociés en bourse. Ce processus réglementaire, dont la durée est indéterminée et sans limite légale, permet aux gestionnaires de peaufiner des aspects comme les frais et le montant de l’investissement initial. Voici un état des lieux.

Lancement imminent des ETF Ethereum : Franklin Templeton fixe la barre des frais à 0,19%

Les préparatifs pour le lancement des ETF Ethereum au comptant avancent rapidement, la date du 2 juillet étant prévue pour leur cotation sur le marché boursier américain. La validation des formulaires S-1, qui incluent des informations cruciales telles que les frais associés à ces ETF, est la dernière étape à franchir.

Franklin Templeton, une société d’investissement influente, a fixé ses frais à 0,19 % dans son formulaire déposé en mai. En comparaison, les frais des ETF Bitcoin au comptant oscillent entre 0,21 % et 0,39 %. Eric Balchunas, spécialiste des ETF chez Bloomberg, considère ce taux comme “sacrément bas”. Établissant ainsi une référence pour les autres gestionnaires, notamment VanEck, qui tentent de capturer une part de ce nouveau marché.

Approche de la date limite du 2 juillet

Un autre aspect crucial de ces formulaires concerne le capital de démarrage des fonds Ethereum. La société 21Shares a précisé son investissement initial en achetant 20 000 actions le 18 juin, augmentant ainsi son capital de démarrage à 340 739 $. De son côté, Franklin Templeton a déclaré un financement initial de 100 000 $, similaire à celui de l’ETF Invesco Galaxy, également en compétition.

Pour le moment, les gestionnaires de fonds comme Grayscale et BlackRock n’ont pas fourni de détails spécifiques sur leur capital de démarrage, se concentrant sur des aspects plus techniques. Parallèlement, la SEC doit gérer un litige initié par Consensys. Alors que l’échéance du 2 juillet approche rapidement, cette semaine sera cruciale pour établir des bases plus précises pour tous ces ETF Ethereum au comptant.

Mt Gox commencera enfin à rembourser les clients en Bitcoin en juillet 2024

Depuis la faillite de la plateforme Mt Gox en février 2014, suite à un hack massif de 850 000 bitcoins, ses ex-clients ont attendu de manière interminable un remboursement. Près de 10 ans et demi plus tard, ces utilisateurs lésés vont enfin récupérer leurs précieux bitcoins. Le liquidateur judiciaire de la crypto-bourse a annoncé les premiers versements de BTC (et de BCH – Bitcoin Cash) d’ici moins de deux semaines.

Mt Gox : les remboursements en Bitcoins et Bitcoin Cash débutent en juillet 2024

Après des dédommagements en monnaies fiduciaires (en yens japonais) annoncés fin 2023, ce sont cette fois des bitcoins qui vont être redistribués à leurs propriétaires patients. C’est sur le site de Mt Gox que l’administrateur chargé de la réhabilitation, Nobuaki Kobayashi, a annoncé le 24 juin 2024 que les remboursements en Bitcoin et en Bitcoin Cash débuteront dès le début de juillet 2024, soit dans une semaine ou deux.

Les liquidateurs judiciaires se donnent jusqu’au 31 octobre 2024

Depuis janvier 2024, les liquidateurs de Mt Gox ont échangé des informations avec les exchanges cryptos qui doivent recevoir les dédommagements des clients. Les premières crypto-bourses à avoir complété les formalités nécessaires seront également les premières à recevoir les bitcoins restitués.

Un total de 142 000 BTC (près de 9 milliards de dollars) et de 143 000 BCH (un peu plus de 50 millions de dollars) sera ainsi distribué dans les prochains mois. Les liquidateurs judiciaires se donnent jusqu’au 31 octobre 2024 pour effectuer l’ensemble des remboursements aux clients lésés de Mt Gox.

En résumé

Après une décennie d’attente et de nombreuses péripéties, les anciens utilisateurs de Mt Gox vont enfin recevoir leurs bitcoins. Cette opération, qui commence début juillet 2024, marque donc la fin d’un long chapitre dans l’histoire des cryptomonnaies. Les remboursements se feront progressivement et devraient être complétés d’ici la fin octobre 2024.

Week-end de chaos chez CoinStats : les détails du hack

CoinStats, une application permettant de créer et de suivre ses wallets cryptos, a été victime d’une faille de sécurité durant le week-end, entraînant des pertes de fonds pour certains utilisateurs.

Alerte à la fraude sur CoinStats : des utilisateurs dépossédés après une faille de sécurité

Le samedi 22 juin, plusieurs utilisateurs sur Reddit ont signalé avoir reçu une notification inattendue de CoinStats, leur annonçant qu’ils avaient gagné 14,2 ETH. Rapidement, des dizaines d’utilisateurs ont rejoint la discussion après avoir reçu une notification similaire.

Un utilisateur, Duneswinton, a rapporté avoir vu une bannière publicitaire frauduleuse sur l’application CoinStats. Cette bannière redirigeait vers un site “manifestement frauduleux” invitant les utilisateurs à mettre à jour leur application via un faux App Store.

Peu après, CoinStats a annoncé sur le réseau social X qu’une faille avait été détectée sur les wallets créés via leur plateforme. Dans les commentaires de cette publication, de nombreux utilisateurs ont indiqué que leurs wallets avaient été entièrement vidés. Cependant, seuls les wallets créés via CoinStats semblent avoir été affectés, les wallets importés n’ayant pas été touchés.

En parallèle, le site internet de CoinStats a été mis en pause pour permettre les investigations nécessaires.

CoinStats en alerte : une faille affecte 1,3 % des wallets

Le samedi soir, juste avant minuit, les équipes de CoinStats ont annoncé avoir corrigé la faille. Selon cette annonce, seulement 1,3 % des wallets CoinStats ont été affectés par l’attaque, ce qui représente environ 1 590 wallets. Cependant, la liste des victimes pourrait encore s’allonger.

Si vous utilisez ou avez utilisé la plateforme, il est impératif de vérifier si votre wallet figure dans la liste des portefeuilles impactés publiée par CoinStats. Si c’est le cas, transférez vos fonds vers un autre wallet au plus vite.

CoinStats a également annoncé qu’ils traquaient les fonds volés dans l’espoir de les récupérer. Parallèlement, Narek Gevorgyan, le CEO de l’entreprise, a indiqué que plusieurs indices rapportés par le FBI laissent penser qu’il s’agirait d’un hack mené par un groupe de hackers nord-coréens.

Gestion des pertes et récupération des fonds

Il reste à voir comment CoinStats va gérer les pertes subies par les utilisateurs. Il est à espérer que la plateforme parviendra à récupérer les fonds volés, bien que cela puisse prendre du temps. Par exemple, les enquêteurs continuent de récupérer des fonds issus du hack du pont Ronin, survenu en 2022.

L’incident met en lumière l’importance de la sécurité dans l’écosystème crypto et rappelle donc aux utilisateurs la nécessité de rester vigilants face aux menaces potentielles.

Hack de Lykke : 23 millions de dollars en crypto volés

Les plateformes d’échange centralisées ne sont pas exemptes des attaques qui ciblent les protocoles DeFi. La plateforme européenne Lykke en a fait les frais avec un vol de plusieurs dizaines de millions de dollars.

Révélation du Hack de Lykke : 23 millions de dollars en crypto dérobés

Le 9 juin, l’utilisateur SomaXBT a révélé que Lykke avait été victime d’un hack le 4 juin. Après une enquête menée par @tayvano_, il est apparu que la plateforme s’était fait dérober environ 23 millions de dollars en cryptomonnaies diverses :

  • 11 millions de dollars en BTC ;
  • 11,4 millions de dollars en ETH ;
  • 220 000 $ en LTC ;
  • 460 000 $ en BCH.

Cependant, Lykke n’a initialement pas communiqué sur cet incident, annonçant seulement une maintenance le 9 juin. Pendant cette période, les transactions ont été suspendues, et les utilisateurs ne pouvaient ni déposer ni retirer des fonds. Ce n’est que le 10 juin, soit six jours après le hack, que Lykke a enfin informé le public de la situation.

Réaction et mesures prises par Lykke

Dans une annonce publiée sur X, Lykke a assuré qu’elle pouvait absorber la perte grâce à ses réserves financières solides, affirmant maintenir une forte stabilité financière. De plus, Lykke a indiqué avoir identifié les adresses IP du hacker, ouvrant la voie à une potentielle intervention des autorités.

« L’enquête interne a permis d’identifier les adresses IP de l’attaquant, qui a volé plus de 22 millions de dollars en crypto. »

En attendant la résolution de l’affaire, Lykke a annoncé rester fermée par mesure de précaution. Pendant ce temps, le hacker semble avoir commencé à blanchir les fonds, transférant plusieurs montants vers Thorchain où ils ont été convertis, comme l’a observé @Tayvano_.

Espérons que Lykke parviendra à récupérer les fonds volés. Ces démarches peuvent souvent s’étendre sur plusieurs années, à l’image du hack de Ronin en 2022, où 5,7 millions de dollars ont été récemment récupérés.

Trump propulse le minage de Bitcoin : analyse des répercussions économiques

Le marché des cryptomonnaies a été bouleversé cette semaine par des nouvelles retentissantes. Les actions des entreprises de minage de Bitcoin ont connu une hausse spectaculaire après que Donald Trump, candidat à la présidentielle américaine, ait annoncé son intention de soutenir le minage de Bitcoin aux États-Unis. Retour sur un événement aux allures de coup de pouce présidentiel.

L’impact des déclarations de Donald Trump sur le minage de Bitcoin

Le 12 juin, Donald Trump a exprimé son désir de voir « tout le Bitcoin restant produit aux États-Unis !!! ». Il a ajouté que cela contribuerait à rendre le pays « ÉNERGÉTIQUEMENT DOMINANT ». Cette déclaration a suivi une réunion avec des leaders de l’industrie du minage. Au cours de cette réunion, Trump a également promis un soutien substantiel au secteur s’il remportait les élections de novembre.

En réponse à ces annonces, les mineurs ont réagi avec enthousiasme. Les actions des principales entreprises de minage de Bitcoin ont augmenté en moyenne de 10 %, avec TeraWulf (WULF) et Hut 8 Mining (HUT) en tête. Ceci avec des hausses respectives de 10,5 % et 10,07 %. Core Scientific (CORZ), Iris Energy (IREN) et Cipher Mining (CIFR) ont également vu des gains significatifs.

TeraWulf et CleanSpark (CLSK) se sont distinguées en 2024 avec des augmentations respectives de 66,96 % et 58,55 % depuis le début de l’année. Cependant, certaines entreprises n’ont pas profité de cette tendance haussière. Marathon Digital (MARA) a chuté de 11,43 % depuis janvier, tandis que Riot Platforms (RIOT) a vu son cours baisser de près de 31 % en 2024.

Seule parmi les 20 premières entreprises de minage par capitalisation boursière basée en Chine, Canaan (CAN) a vu le prix de ses actions chuter le 12 juin. Allant à contre-courant de la tendance générale du marché.

Le futur du minage de Bitcoin aux États-Unis

Lors d’une réunion le 11 juin au complexe Mar-a-Lago de Trump, des dirigeants de l’industrie ont discuté des bénéfices potentiels du minage de Bitcoin pour le réseau électrique américain et la création d’emplois. Les participants ont tous rapporté des retours positifs suite à leur échange avec Trump.

Le prix du Bitcoin n’a augmenté que de 1,4 % pour atteindre 68 365 dollars en 24 heures. Toutefois, les déclarations de Trump ont clairement eu un impact majeur sur les actions des entreprises de minage. Soulignant ainsi, l’importance de la politique et de la régulation sur le marché des cryptomonnaies.

Simultanément, le président Joe Biden semble également revoir sa position sur les cryptomonnaies. Initialement strict en matière de régulation, l’administration Biden a récemment entamé un dialogue avec les principaux acteurs de l’industrie des actifs numériques pour recueillir des recommandations politiques. Le vent est-il en train de tourner définitivement pour le Bitcoin et les cryptomonnaies aux États-Unis ? Affaire à suivre.

Présidentielle américaine : les cryptos au cœur de la rivalité Biden-Trump

La campagne présidentielle en cours aux États-Unis intègre désormais le sujet délicat des cryptomonnaies, alimenté par les promesses répétées du candidat Donald Trump. Face à cela, le président-candidat Joe Biden tente de suivre la cadence. Une nouvelle opportunité de démontrer qu’il n’est pas l’ennemi des cryptomonnaies s’est récemment présentée avec la réorganisation des instances de régulation nationales.

Réorganisation des instances réglementaires par Joe Biden

La situation des cryptomonnaies aux États-Unis reflète l’ambiance de la campagne présidentielle. Bien que les principaux candidats abordent ce sujet, aucune clarté réglementaire ne permet pour le moment de confirmer leurs intentions. Dans ce contexte, Joe Biden, actuel président et candidat, ne se distingue pas par son enthousiasme. Ceci notamment après avoir opposé son veto à la tentative de rejet de la règle comptable SAB 121 de la SEC, perçue comme anti-crypto.

L’initiative exploratoire de dons de campagne en cryptomonnaies ne suffit pas à renverser la tendance. Ainsi, l’annonce de la nomination de nouveaux cadres à des postes clés de son administration est suivie de près par les observateurs. Cependant, Gary Gensler reste en place, ce qui laisse peu d’espoir pour un changement radical.

Des changements mixtes pour le secteur des cryptomonnaies

Une sorte de jeu de chaises musicales réglementaire a été organisé, affectant quatre cadres de l’administration Biden. Toutefois, seulement deux d’entre eux sont connus pour leurs positions concernant les cryptomonnaies.

La première est Christy Goldsmith Romero, candidate au poste de présidente et membre de la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC). Ancienne commissaire de la CFTC depuis mars 2022, elle est reconnue pour ses positions favorables aux cryptomonnaies. Elle succède à Martin Gruenberg, démissionnaire à la suite à des accusations de harcèlement.

Ensuite, Caroline A. Crenshaw est reconduite à son poste de Commissaire à la Securities and Exchange Commission (SEC), qu’elle occupe depuis 2020. Connue pour son hostilité envers les cryptomonnaies, elle a notamment voté contre l’approbation des ETF Bitcoin au comptant. Elle est l’une des principales voix anti-crypto de cette administration, aux côtés de Gary Gensler.

Ces nominations doivent encore être approuvées par le Sénat avant de devenir effectives. Rien n’indique pour l’instant une détente réglementaire concernant les cryptomonnaies. En parallèle, l’initiative politique « Stand with Crypto » a déjà recueilli plus d’un million de soutiens. Le débat est loin d’être terminé !

Airdrops de cryptos : 34 milliards de dollars en jetons gratuits distribués

La saison des airdrops est en plein essor à travers l’écosystème des cryptomonnaies. Ces campagnes visent à récompenser les premiers utilisateurs d’un protocole en leur distribuant gratuitement des jetons. Un mécanisme qui a transformé de nombreuses vies avec des montants souvent impressionnants. Cependant, les airdrops ont également modifié les comportements des utilisateurs et les stratégies des protocoles.

Des milliards de dollars en airdrops

L’ascension des airdrops n’est pas un nouveau phénomène. En septembre 2020, la plateforme d’échange décentralisée Uniswap a lancé ce qui reste à ce jour le plus important airdrop. En effet, elle avait distribué 6,43 milliards de dollars en jetons UNI à ses utilisateurs. Ce succès a incité de nombreux autres protocoles à suivre le mouvement.

Selon un rapport publié en mars par Coingecko, les 50 plus gros airdrops ont distribué 26,6 milliards de dollars entre 2020 et décembre 2023. Parmi eux, après Uniswap, on trouve Apecoin avec 3,54 milliards de dollars distribués, dYdX avec 2 milliards de dollars et Arbitrum avec 1,96 milliard de dollars.

Depuis le début de 2024, le phénomène se poursuit avec des distributions de millions, voire de milliards de dollars. Parmi les airdrops récents, on peut citer ceux de Wormhole et d’EigenLayer. Selon les calculs de TheBlock, les airdrops de 2024 porteraient le total des distributions à 34 milliards de dollars.

Et ce n’est pas fini ! La semaine prochaine, le protocole zkSync prévoit de distribuer ses jetons ZK à la communauté via un airdrop. Avec une valeur de prémarché de 0,3 $ par ZK, cet airdrop est estimé à près d’un milliard de dollars.

Évolution des airdrops : de la surprise à l’outil marketing encadré en 2024

Cependant, les airdrops de 2024 ne sont plus comparables à ceux de 2020. Désormais, les airdrops sont utilisés comme outils marketing par les protocoles. De ce fait, ils sont souvent plus encadrés et moins lucratifs. Parfois, ces airdrops se présentent sous la forme de campagnes de farming déguisées, rendant difficile de distinguer les véritables opportunités des simples opérations de promotion.

Du côté des utilisateurs, les comportements ont également évolué. À l’époque de l’airdrop d’Uniswap, les farmers d’airdrops n’existaient pas et les utilisateurs ont été surpris par ces distributions gratuites de milliers de dollars. Aujourd’hui, les airdrops sont pris d’assaut par les farmers et les sybils, ces derniers créant de multiples wallets pour être éligibles plusieurs fois au même airdrop.

Les protocoles cherchent à contrer cette pratique. Par exemple, LayerZero a mis en place un programme de délation où les informateurs peuvent récupérer 10 % de l’allocation des wallets sybils qu’ils détectent.

Circle arrive sur Solona avec son wallet programmable

Le réseau Solana a connu une augmentation significative de son activité ces derniers mois, avec près de 500 000 jetons lancés en mai. Cette croissance est principalement due à l’enthousiasme suscité par les memecoins. Cependant, les passionnés de crypto ne sont pas les seuls à s’intéresser à Solana ; le géant Circle a également manifesté son intention d’étendre ses services sur cette blockchain.

Circle étend ses services : wallet programmable et Gas Station désormais compatibles avec Solana

Circle, connu pour être à l’origine du stablecoin USDC avec une capitalisation de marché de 32 milliards de dollars, offre bien plus que ce stablecoin. En effet, l’entreprise propose une gamme de services, dont un wallet programmable. Le 12 juin, Circle a annoncé que son wallet programmable et son service Gas Station supporteraient désormais la blockchain Solana.

Une expérience utilisateur optimisée avec le wallet programmable

Le wallet programmable de Circle met un accent particulier sur l’expérience utilisateur, permettant aux développeurs de l’intégrer facilement dans leurs applications décentralisées. Grâce au Multi-Party Computing (MPC), il offre une méthode sécurisée de stockage des clés privées. Cette technique divise une clé privée en plusieurs fragments appelés secrets, chacun étant stocké séparément. Pour signer une transaction, ces fragments doivent être réunis.

Cette solution est idéale pour créer instantanément des wallets pour les nouveaux utilisateurs. Par exemple, la clé peut être partagée en trois parties réparties entre l’utilisateur, Circle et l’application décentralisée.

De plus, le wallet propose le service Gas Station, qui permet aux applications décentralisées de prendre en charge les frais de gas de leurs utilisateurs. Ainsi, le wallet assure à la fois une abstraction de la clé privée et des frais de gas, facilitant l’adoption par les nouveaux utilisateurs peu familiers avec ces concepts.

Parallèlement, Circle traverse une période de transformation majeure. Le mois dernier, l’entreprise a annoncé son intention de quitter l’Irlande pour s’enregistrer aux États-Unis, une décision motivée par ses projets d’introduction en bourse (IPO).

MiCa : quel sera l’impact des élections européennes sur la réglementation des cryptos ?

Avec l’entrée en vigueur imminente du règlement MiCA (Markets in Crypto Assets) le 30 juin 2024, les plateformes d’échange de cryptomonnaies font face à de nouveaux défis. Toutefois, la régulation des crypto-actifs pourrait se durcir davantage après les élections européennes prévues dans les prochains jours.

Éviter de brider le secteur crypto : un défi pour les nouveaux élus de l’UE

Les élections du Parlement européen commencent dans certains des 27 pays membres dès ce jeudi 6 juin et se poursuivront jusqu’à dimanche 9 juin pour la France métropolitaine. Ce processus aboutira à l’élection ou à la réélection de 720 législateurs, dont la mission inclura la poursuite de la régulation des actifs numériques. DLNews a fourni un aperçu des enjeux auxquels seront confrontés les futurs députés européens dans ce domaine.

Mark Foster, responsable de la politique européenne au Crypto Council for Innovation, souligne l’importance de trouver un équilibre dans les régulations. Ceci, pour éviter de freiner l’innovation dans un secteur en perpétuelle évolution.

La réglementation des cryptos va s’intensifier après les élections européennes

La Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, qui a joué un rôle central dans l’élaboration du règlement MiCA, continuera d’être une instance clé pour l’avenir des cryptomonnaies. Les élections à venir pourraient changer la composition de cette commission. Parmi les questions brûlantes des mois et années à venir figure le projet d’euro numérique. Il s’agit d’une MNBC (monnaie numérique de banque centrale) dont l’avancement en Europe suscite des inquiétudes concernant la centralisation et la vie privée des citoyens de l’UE. Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), semble être la principale promotrice de cet e-euro.

En ce qui concerne les véritables cryptomonnaies, la Commission européenne, présidée jusqu’à présent par Ursula von der Leyen, surveille de près les secteurs de la DeFi et des NFT. DLNews rapporte que la Commission pourrait décider de la nécessité d’une législation supplémentaire dans ces domaines.

Les futurs députés européens auront également à traiter la question de la tokenisation des actifs du monde réel (RWA). Une tendance qui gagne en popularité même parmi les institutions financières traditionnelles.

Scandale des memecoins : des célébrités piégées par un escroc sur la Blockchain Solana

Ces dernières semaines, de nombreux memecoins ont été lancés par des célébrités sur la blockchain Solana. Caitlyn Jenner, Rich The Kid et Soulja Boy figurent parmi les personnalités ayant introduit leurs propres memecoins. Cependant, l’architecte de ces initiatives s’est révélé être un escroc exploitant ces lancements pour orchestrer des schémas de pump and dump.

Quand la fraude de Sahil Arora dévoile le pump and dump

Comme mentionné, plusieurs célébrités ont récemment plongé dans l’univers des memecoins. Initialement, certains observateurs ont même suspecté que les comptes X promouvant ces jetons avaient été piratés. En fait, derrière ce phénomène se trouve Sahil Arora. Il a agi comme intermédiaire, créant et lançant des memecoins sur Solana pour ces célébrités. Ensuite, ces dernières devaient promouvoir les nouveaux jetons.

Toutefois, des observateurs ont vite repéré des mouvements suspects dans les portefeuilles associés. Il a été découvert que Sahil Arora profitait de sa position pour vendre massivement les jetons qu’il détenait. Causant ainsi une chute de leur valeur. Une tactique bien connue sous le nom de pump and dump. Suite aux avertissements de la communauté, les célébrités ont réalisé qu’elles avaient été dupées et ont affirmé être victimes d’une fraude.

Sahil Arora face à la justice

En réponse à ces accusations, le réseau social X a banni le compte de Sahil Arora (@Habibi_Comm). Cependant, cette mesure ne semble pas le perturber. Contacté par TheBlock, Arora a affirmé que « rien ne le fera abandonner ».

Néanmoins, la justice pourrait bien être son prochain obstacle. En effet, les pratiques de pump and dump sont illégales dans la plupart des juridictions, ce qui pourrait entraîner des poursuites judiciaires contre lui. Cependant, il est difficile pour les célébrités concernées de porter plainte, car elles pourraient être considérées comme complices pour avoir promu les jetons lancés en collaboration avec Arora.

L’essor des memecoins sur Solana

Les quelques memecoins lancés par des célébrités s’inscrivent dans un phénomène plus vaste sur la blockchain Solana. En mai, près d’un demi-million de jetons ont été créés sur ce réseau. Cet engouement a été grandement facilitée par la plateforme Pump.fun, qui permet de lancer un memecoin pour seulement quelques dollars.