L’idée de créer une réserve nationale de Bitcoin gagne du terrain à travers le monde, portée par la décision historique de Donald Trump d’en mettre une en place aux États-Unis.

Cette tendance touche aussi bien des pays en développement que des économies avancées comme la France ou la Suède. Le Brésil rejoint désormais la liste des nations qui s’y intéressent. La Chambre des représentants y tiendra une audition le 20 août pour examiner un projet de loi prévoyant la création d’une telle réserve.
Six institutions participeront aux discussions, parmi lesquelles la Banque centrale, le ministère des Finances, une association de défense de la cryptomonnaie, ainsi que des représentants de fintechs et du secteur bancaire.
5 % des fonds du Trésor
Le texte, déposé en novembre 2024, propose d’allouer 5 % des fonds du Trésor — soit environ 15 milliards de dollars sur un total estimé à 300 milliards — à l’achat de Bitcoin. L’objectif affiché est de protéger les réserves internationales contre la volatilité des taux de change et les risques géopolitiques, tout en favorisant l’intégration des technologies blockchain dans les secteurs public et privé.
Cette audition ne constitue toutefois qu’une première étape. Le projet devra obtenir l’aval de la Chambre des représentants, puis celui du Sénat, avant une éventuelle signature par le président Luiz Inácio ‘Lula’ da Silva.
Si le texte est adopté, le Brésil pourrait rejoindre le cercle restreint des pays ayant intégré Bitcoin à leurs réserves nationales, ce qui représenterait un signal fort pour l’écosystème crypto mondial.
Pour l’instant, aucune certitude ne se dégage quant à l’issue du processus, mais le simple fait que le sujet soit débattu au plus haut niveau politique témoigne de l’évolution rapide de la perception des cryptomonnaies dans les stratégies économiques nationales. L’audience du 20 août sera donc un rendez-vous clé pour mesurer les intentions réelles du Brésil.