Le 10 février 2026, le Département du Trésor américain, par l’intermédiaire de son Bureau de la Fiscalité, a procédé à une opération de rachat de dette à long terme portant sur des obligations arrivant à échéance entre 2036 et 2045. Le plafond fixé à 2 milliards de dollars a été intégralement atteint.

Bien que cette intervention s’inscrive dans un programme planifié de gestion de la liquidité, elle a suscité un vif intérêt : les institutions financières ont proposé au total 20,854 milliards de dollars de titres au rachat. Avec cette opération, le volume total de dette retiré du marché cette semaine atteint 6 milliards de dollars.
Forte participation
Parmi les 34 lignes éligibles, le Trésor a retenu uniquement deux obligations à faible coupon (1,125 %) arrivant à maturité en 2040. La souche CUSIP 912810SR0 (échéance 15 mai 2040) a été acceptée à hauteur de 1,95 milliard de dollars, pour un prix moyen pondéré de 64,000. La CUSIP 912810SQ2 (échéance 15 août 2040) a été retenue pour 50 millions de dollars, à un prix moyen de 63,422. Toutes les autres obligations proposées, y compris celles assorties de coupons plus élevés allant jusqu’à 5 %, ont été écartées.
Cette forte participation traduit la volonté des investisseurs de réduire leur exposition aux maturités longues, notamment sur des titres émis durant la période de taux bas. Les prix de rachat, autour de 63 à 64 % de la valeur nominale, illustrent la décote actuelle de ces obligations à faible rendement.